xxxix. facesitting au twilight kingdom

xxxix. facesitting au twilight kingdom

« Tu crois qu’on va en voir encore d’autres ?

– De couleurs ? Oui, répon­dit Nathalie, ent­hou­si­aste.

– Qu’est-ce que tu pens­es du vio­let alors ?

– Tiens, cela me rap­pelle juste­ment quelque chose. »

Elle se rap­proche de Ste­fan et colle ses lèvres con­tre ses oreilles. D’une voix susurrante, accom­pa­g­née par la chaleur tor­ride de son haleine, elle y laisse couler des paroles étrange­ment défor­mées par son accent ain­si que par l’envie qui la brûle :

April is the cru­ellest month, breed­ing
Lilacs out of the dead land

« Tu con­nais ?

– Oui, je con­nais. T. S. Eliot. C’est même un de mes meilleurs sou­venirs d’école. Pour une fois qu’on a eu un prof qui nous a pris au sérieux et qui nous a fait décou­vrir cette terre extra­or­di­naire du roy­aume cré­pus­cu­laire, du twiligth king­dom, et des fan­tômes qui l’habitent.

– Tu aimes la poésie ?

– J’aime l’effet que me font les mots aux­quels on attache des rêves. Des mots qui font sur­gir quelque chose d’une terre aride, qui relèvent un bout de voile sur des mys­tères aux som­bres sonorités. J’aime quand ils font vibr­er une corde en moi, quand je ressens quelque chose qui résonne dans le creux de mon ven­tre, quand je voudrais embrass­er la mort après avoir bandé juste­ment pour immor­talis­er ce sou­venir d’un bout de chair en toi. J’aime ça, oui ! »

xxxix. facesitting au twilight kingdom
« … un doux cha­touille­ment au creux de son ven­tre … »

Nathalie éprou­ve comme un cha­touille­ment au creux de son ven­tre en enten­dant cette voix pren­dre douce­ment la sonorité et le rythme des incan­ta­tions. Elle promène ses regards sur le corps éten­du à côté d’elle. Ste­fan ne s’est pas redressé. Son regard est rivé sur un point indéter­miné du pla­fond, ses cheveux ébou­rif­fés après la bataille d’oreiller. Les poils de son torse et de ses jambes col­lent à la peau aux endroits où l’air n’a pas encore pu séch­er la sueur. Son sexe flasque gît dans le pli de l’aine gauche. La boule de peau épaisse et ridée qui abrite ses tes­tic­ules repose entre des cuiss­es légère­ment écartées. Les poils juste au-dessus, ton­dus avant de par­tir à la ren­con­tre de Nathalie, for­ment une touffe noire où se mélan­gent les effluves de leurs liq­uides mêlés. À force de le con­tem­pler, Nathalie sent mon­ter l’envie d’y four­rer son nez pour y retrou­ver le goût de sa salive et peut-être des relents de sa mouille.

« Pour quelqu’un qui par­le avec une telle verve de poésie, tu me sem­bles très peu excité. »

Se dres­sant à moitié, elle désen­gage ses doigts, tourne sur le côté, vise la poitrine de Ste­fan, et pique comme un rapace pour appli­quer un gros coup de langue sur le mamel­on. Sur­pris, Ste­fan sur­saute, ce qui la fait rigol­er. Excitée par le suc­cès de sa manœu­vre, elle se met à genoux et s’approche du mamel­on de gauche pour le faire prof­iter du même traite­ment. Mais quand elle se penche sur le buste de Ste­fan, ses cheveux tombent sur la poitrine de celui-ci. Il absorbe une telle dose de plaisir qu’il n’est plus capa­ble de con­trôler ses réac­tions et se met à tourn­er et à pouss­er de fous rires qui ressem­blent à des cris.

« Arrête ! »

Nathalie est inca­pable de se retenir et bal­aie la poitrine de sa chevelure. Dans un effort dés­espéré, il arrive à ser­rer ses poignets et à la repouss­er, juste assez pour être hors de portée de ses boucles fatales.

« Effec­tive­ment, tu m’en fais voir de toutes les couleurs, chérie. »

Nathalie arbore un sourire mali­cieux, libère ses poignets, et fait mine de diriger ses atten­tions vers les par­ties inférieures de Ste­fan, quand il l’arrête en la prenant par les épaules. Elle se débat bien un peu mais se laisse finale­ment ser­rer con­tre sa poitrine où elle ouvre sa bouche dans l’attente d’un bais­er.

Au lieu de sen­tir ses lèvres sur les siennes, elle entend sa res­pi­ra­tion près de son oreille, et sa voix chu­chot­er des mots qui n’ont aucun sens, mais qui finis­sent par l’envoûter. Elle se laisse envelop­per par ses bras, et s’allonge sur le corps de son amant dont elle absorbe la chaleur. Elle est à l’aise, et cet état se com­mu­nique à Ste­fan qui l’enferme dans une étreinte très douce, des­tinée à la faire prof­iter encore davan­tage de ce qu’il dégage de chaleur ani­male et d’amour.

Les yeux fer­més, la bouche entrou­verte, sa tête repose sur la poitrine de Ste­fan et ses cheveux cou­vrent ses épaules d’un man­teau soyeux. Au con­tact de leurs ven­tres naît une chaleur moite ray­on­nant douce­ment vers la poitrine et les jambes. La femme lovée sur son amant dégage un tel plaisir que Ste­fan, pen­dant un instant, croit enten­dre un ron­ron­nement sor­tir de sa gorge.

« Mon amour, j’ai pré­paré quelque chose pour toi. Tu devrais juste me laiss­er par­tir pour quelques instants. »

Il compte sur sa curiosité qu’il espère exciter par une telle annonce et il ne se trompe pas. Mal­gré une cer­taine réti­cence, elle con­sent à le libér­er de ses vivantes entrav­es. Ste­fan sort dans le vestibule pour y chercher une petite bouteille d’huile de mas­sage dans sa valise. Il l’y a gardée cachée pour ne pas gâch­er la sur­prise.

« Alors, mon amour, couche-toi un peu sur le ven­tre, et ferme les yeux, s’il te plaît ! »

Nathalie, excitée par ce qu’elle ressent comme des prélim­i­naires des­tinées à l’embarquer dans un voy­age vers un autre orgasme, s’exécute aus­sitôt.

Ste­fan verse une bonne quan­tité dans la paume de sa main gauche. Il attend que sa chaleur se com­mu­nique au liq­uide, puis se place à côté de Nathalie. Un filet d’huile se répand sur son dos, juste dans le sil­lon de l’échine dor­sale, tout près du creux des reins où une petite flaque ne tarde pas à se for­mer dont la chaleur visqueuse plonge des racines jusque dans la chair abon­dante des fess­es. Ste­fan s’en verse un peu sur les mains aus­si, et com­mence à mass­er, le long des flancs et sur le dos, cou­vrant la peau d’une mince couche d’huile. Sous l’illumination indi­recte, qui répand plus d’ombres que de lumières dans la cham­bre, la peau acquiert un lus­tre soyeux parsemé de tach­es plus fon­cées aux endroits où l’huile fait coller le duvet. De temps en temps, Ste­fan se redresse pour repren­dre un peu d’huile qu’il soumet au même procédé avant de le vers­er sur la femme éten­due. Il dirige ses atten­tions tour à tour sur son dos, ses fess­es, ses épaules, les frot­tant avec ses mains tan­tôt ouvertes tan­tôt ser­rées en poing, traçant des sil­lons avec les join­tures de ses doigts, et util­isant même ses bras pour cou­vrir une plus grande sur­face. Le con­tact per­ma­nent et intense de sa peau, légère­ment plus gon­flée sur les côtés où il devine les amorces des seins, les effets de son mas­sage sur Nathalie, qui pousse des petits grogne­ments de plaisir, la ron­deur des fess­es sous ses mains ouvertes, ne tar­dent pas à exercer un effet vis­i­ble sur Ste­fan et chaque fois qu’il se penche pour se con­sacr­er au cou ou aux pieds, son sexe passe sur une par­tie sen­si­bil­isée de sa peau. À la ten­dresse qu’il est en train de décharg­er sur Nathalie, se joint une faim gran­dis­sante de chair humaine. Il la sent mon­ter, ren­due plus brûlante par chaque pas­sage sup­plé­men­taire sur sa peau sous laque­lle il tâte les cordes des mus­cles et des ten­dons et la dure fer­meté des os. La jeune femme, avide de se laiss­er manip­uler, récip­i­ent de tant de ten­dresse qu’un seul corps ne saurait pas retenir, débor­de d’amour et en répand autour d’elle, tout en restant col­lée con­tre le drap mouil­lé, les yeux fer­més. Devant ses yeux fer­més se déroule un film com­posé de fan­tasmes et de bribes de sou­venirs des ten­dress­es passées.

Dressé sur ses genoux, Ste­fan glisse ses mains entre les jambes de Nathalie pour les écarter. Le pas­sage des mains sur la peau lisse et épilée lui arrache un pre­mier soupir, réti­cent encore, mais promet­teur de délires. Les cuiss­es s’ouvrent devant la main qui avance, cédant le ter­ri­toire sans oppos­er la moin­dre résis­tance à l’envahisseur. Ste­fan en prof­ite pour se plac­er der­rière elle, dans l’espace délim­ité par ses jambes écartées, et recom­mence ses mas­sages. Ses efforts se diri­gent d’abord sur les hémis­phères mon­tant à gauche et à droite du ravin qui mène vers les pas­sages secrets. Attiré par la crinière dont quelques mèch­es cou­vrent le dos enduit d’huile, enhar­di par le frétille­ment qui l’accueille partout où il pose ses mains, il avance et se place juste au-dessus des fess­es. Ste­fan resserre ses jambes sur la croupe de la femme qui se livre à son tour aux délices de la dom­i­na­tion. Arrivée à la nuque, il y décou­vre un petit espace creux cou­vert de poils, et il se penche pour y pos­er un long bais­er ren­du plus intense par la chaleur de ses lèvres et l’humidité des filets de salives. Nathalie se cam­bre tan­dis que Ste­fan redescend le long de son dos, où il sème des bais­ers qui pren­nent racine dans une épi­derme en révolte. Les fess­es légère­ment soulevées, mal­gré les qua­tre-vingt-dix kilos de chair mas­cu­line, Pas encore entière­ment soumise, Nathalie, par des soupirs qui mon­tent en inten­sité, défie le har­di voyageur à descen­dre plus loin, et plus rapi­de­ment, pour abréger l’attente de ce qu’elle devine et demande en même temps pour la suite. Mal­gré ces appels accom­pa­g­nés par de sourds grogne­ments, nés au fond des entrailles, Ste­fan, juste avant d’arriver au pli fessier qui sépare les deux globes, s’attarde au creux des reins, et prend le temps d’y répan­dre des flots de salive. Pen­dant tout ce temps, il sent la chair fémi­nine pal­piter sous son bas-ven­tre.

Très con­scient de ce que Nathalie lui demande, Ste­fan empoigne son sexe et en fait sen­tir la dureté à la femme en lui appli­quant de petits coups sur la croupe et la face intérieure de ses cuiss­es. Ensuite, empoignant les deux fess­es, il tire dessus pour les écarter encore davan­tage. Il en décou­vre les joy­aux cachés et y fait plonger sa langue dont il compte met­tre l’agilité extra­or­di­naire à leur prof­it mutuel. En descen­dant, il l’inonde de sa bave, fouil­lant les moin­dres recoins afin de l’en cou­vrir partout, ramas­sant au pas­sage le goût de l’intimité pro­fonde de Nathalie, aspi­rant, mélangeant leurs molécules et recrachant ce flu­ide, enrichi de leur encon­tre. Con­tour­nant son anus, il remonte jusqu’à ce qu’il se retrou­ve à l’issue du val­lon évasé d’où son regard tombe à nou­veau sur le vaste ter­rain des éten­dues dor­sales, dont les courbes ondu­lantes à perte de vue lui don­nent le ver­tige. Ses regards s’enchevêtre dans les cheveux abon­dants que Nathalie a ramassés pour essay­er de les pro­téger de l’huile omniprésente. Sa tête repose sur sa joue droite, les bras éten­dus en avant dans un effort de s’étirer et de présen­ter encore plus de sur­face aux mains qui, inex­orable­ment, s’emparent des moin­dres par­celles du ter­ri­toire con­quis. Ste­fan laisse sa bouche se rem­plir de salive, se penche sur les fess­es tou­jours ouvertes, place sa bouche juste au-dessus de l’anus et ouvre les éclus­es der­rière lesquelles bouil­lonne le liqueur blanc et visqueux.

Inondée, elle se met à frémir. Elle arrête de bouger et pousse un soupir qu’elle essaie de retenir, signe trop évi­dent d’une soumis­sion totale, désirée en même temps que rejetée afin de pro­longer les délices de la con­quête, mais qui arrive quand-même jusqu’aux oreilles de l’intéressé. L’effet qu’il se voit exercer sur Nathalie le pré­cip­ite dans une sorte d’extase. Il se couche entre ses jambes, mas­sant son anus, d’abord avec ses doigts pas­sant ensuite à la langue comme l’outil le mieux adap­té, qu’il pointe pour mieux venir à bout de la résis­tance des mus­cles qui en gar­dent l’accès. Il pousse fort pour s’introduire dans le pas­sage étroit, péné­trant un peu plus à chaque coup, avant de se retir­er pro­vi­soire­ment pour faire le tour de la rosette qui étale ses plis sous les regards curieux et assoif­fés de détails de Ste­fan. Il rem­plit les papilles de son goût, il la sent se déten­dre devant les vagues de plaisir que lui pro­curent les caress­es, et quand il voit une étroite ouver­ture se dessin­er au milieu du mus­cle gar­di­en, il se met à la son­der dans l’espoir d’en prof­iter pour lancer un nou­v­el assaut. Les parois s’écartent sous ses coups explo­rateurs et il s’engouffre dans une anfrac­tu­osité qu’il rem­plit d’huile et de salive. De temps en temps, il se retire pour se con­cen­tr­er sur le sil­lon entre les lobes dont elle assure elle-même l’accessibilité en les écar­tant. À chaque retour vers l’entrée tou­jours plus faible­ment gardée, il se réjouit de la trou­ver un peu plus facile­ment acces­si­ble. Les soupirs occa­sion­nels, espacés, d’il y a quelques min­utes, se trans­for­ment douce­ment en un gémisse­ment con­tinu dont Nathalie essaie tou­jours de cacher la force en enfouis­sant sa tête dans l’oreiller. Elle est prête. Cette fois-ci, indi­ca­teur du degré auquel a mon­té sa pro­pre volup­té, il verse l’huile directe­ment sur l’anus, sans même pren­dre le temps de le chauf­fer. Le mus­cle vibre sous le filet frais. Ste­fan y trempe son index et pousse con­tre le sphinc­ter qui s’est légère­ment rétré­ci sous l’effet du froid. Mais sa langue ayant bien pré­paré le ter­rain, il pénètre sans effort. Il enfonce le doigt, douce­ment, sans forcer, con­scient de chaque mil­limètre et avide de se rap­procher des organes qui pal­pi­tent der­rière les parois qu’il est en train de frôler. Nathalie accueille l’ objet tâton­nant qui descend en elle en pous­sant de son côté pour faciliter le pro­grès et pour soutenir les efforts de l’empaler. Une fois le doigt suff­isam­ment entré, elle resserre ses mus­cles pour l’arrêter et pour en éprou­ver la dureté. Sa curiosité sat­is­faite, elle fait se con­tracter ses mus­cles, dans un mou­ve­ment encour­ageant qui invite l’intrus à pass­er out­re. Ste­fan pose la main gauche sur les reins de Nathalie pour l’empêcher de chang­er de posi­tion. Il entame un doux va-et-vient, s’arrêtant juste au bord du sphinc­ter qu’il agace du coup de langue occa­sion­nel. La couche d’huile entre le doigt et l’anus est assez épaisse pour lui per­me­t­tre de pass­er à une vitesse supérieure. Le rythme de cette péné­tra­tion se trans­fère à Nathalie qui avance et recule, poussée et retirée par les actions de ce doigt sin­guli­er. Ste­fan se pré­pare à intro­duire un deux­ième doigt, mais au moment de sen­tir le bout du majeur, Nathalie arrête de bouger, serre le bras de Ste­fan, sans tourn­er sa tête, et lui dit :

« Vas-y tout à fait, mon amour. »

Ste­fan est sur­pris. Il a bien comp­té sur les mas­sages de son anus pour aigu­is­er sa volup­té, mais il s’était pré­paré à une résis­tance plus pro­longée. Il retire son doigt, très douce­ment, se dresse entre les jambes grand ouvertes, et la soulève légère­ment pour la met­tre dans une meilleure posi­tion. Après avoir ver­sé encore un peu d’huile sur son sexe ain­si que sur le trou pal­pi­tant, il place son mem­bre con­tre l’anus, le posi­tion­nant juste au milieu, et pousse. Nathalie est étroite et cet ori­fice-là lui oppose une résis­tance bien plus pronon­cée que celui du vagin, mais comme sa langue et son doigt ont déjà suff­isam­ment œuvré à la pré­par­er, le gland y dis­paraît bien­tôt. À l’instant où il la sent céder, elle pousse un cri où la douleur aiguë du mus­cle vain­cu se mélange à une dose écras­ante de plaisir.

Une fois la résis­tance vain­cue pour de bon, des coups de reins bien mesurés, poussés par l’avidité de la chair, mais retenus en même temps par le désir de pro­longer l’immersion, font pénétr­er la verge au plus pro­fond des entrailles. L’étroitesse du pas­sage cha­touille ses nerfs et Ste­fan doit ralen­tir le rythme pour éviter une éjac­u­la­tion pré­coce qui aurait privé sa parte­naire d’instants pré­cieux de plaisir. Nathalie serre ses mus­cles pour le retenir et sent bat­tre le sang de Ste­fan con­tre les parois de ses intestins. Elle le relâche pour lui per­me­t­tre de pren­dre du recul avant de se lancer une nou­velle fois. Il se retire juste assez pour sen­tir l’anneau qui garde le pas­sage, s’arrêtant juste au bord de la chute hors de sa chaleur. Puis, il l’enfonce à nou­veau, la sen­tant s’ouvrir pour lui céder le pas­sage. Ils con­tin­u­ent ce jeu pen­dant quelques min­utes, mais Ste­fan finit par céder à la stim­u­la­tion de cette chair trop resser­rée. Il rejoint Nathalie dans ses soupirs sac­cadés et la pres­sion se décharge dans une onde de plaisir et de sperme dont il rem­plit le cul de sa femme.

les joies du facesitting
“… et se hissa légère­ment pour pou­voir sur­mon­ter l’obstacle du men­ton.”

Déploy­ant ce qui lui reste de forces, il évide de justesse de s’écrouler sur Nathalie. Usant de toute sa volon­té, il oblige ses bras à tenir, le temps qu’il faut pour se retir­er, tout douce­ment. Puis, il s’effondre à côté d’elle. À peine capa­ble de bouger, il arrive pour­tant à se retourn­er sur le dos, et c’est dans cette posi­tion-là, tout près de la femme hale­tante, qu’il attend que sa res­pi­ra­tion se calme. Une dernière goutte de sperme sort de son gland et se perd dans les plis du prépuce. Ses yeux se fer­ment et ses mus­cles se déten­dent, mais Nathalie ne veut pas encore le laiss­er s’enfuir vers le som­meil. Il la sent remuer à côté, se retourn­er, se redress­er. Ses mains cherchent sa peau, et la comblent de ten­dresse. Elle lève sa jambe et s’assoit sur son bassin. La plus grande par­tie de son poids repose sur ses cuiss­es dont elle sent vibr­er les mus­cles dans la force d’une étreinte qui entrave l’amant. Elle avance vers la tête. Arrivée sur le ven­tre, elle se baisse pour l’embrasser sur la bouche, tou­jours sans rien dire. Puis, elle reprend le mou­ve­ment, pas­sant au-dessus du tho­rax, et se hissant légère­ment pour pou­voir sur­mon­ter l’obstacle du men­ton. Ses poils le cha­touil­lent. Son odeur l’envahit quand elle glisse sur ses lèvres. Il tire sa langue pour attrap­er un peu de son liq­uide au pas­sage, mais elle con­tin­ue son pro­grès. Ste­fan a le nez enfoui dans la touffe humide et odor­ante, et c’est en la sen­tant du plus près qu’il finit par se ren­dre compte de ce qu’elle veut. Elle place son anus au-dessus de la bouche ouverte et une légère pres­sion donne le sig­nal : elle est prête et elle l’attend. Il embrasse l’endroit où lui-même vient d’ouvrir un pas­sage, Nathalie tire sur ses fess­es pour les écarter au max­i­mum et pour sen­tir une dernière fois les lèvres et la langue avides. Puis, coule le liq­uide dont Ste­fan vient de la rem­plir et qu’elle lui rend chargé de ses par­fums les plus intimes. Elle l’entend sirot­er, gob­er, se rem­plir de ce qu’elle tient abon­dam­ment à sa dis­po­si­tion, et, emportée par une chaleur qui naît au fond de son bassin, elle porte ses mains sur ses lèvres secrètes, y glis­sant un doigt pour mass­er le bou­ton dur qui l’y attend. Elle som­bre dans un deux­ième orgasme, se jette en arrière, prise de spasmes, et glisse vers un som­meil qui a toutes les apparences d’un évanouisse­ment.

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